Une rentrée en demie teinte
| J'étais ravie à l'idée d'aller à l'école. Je savais déjà que je jouerais à la cuisine et avec les bébés dans le coin chambre. Le premier jour, je frétillais d'impatience et étais toute fière. |
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| Le deuxième jour, je récitais à ma maman tout ce qu'on n'avait pas le droit de faire : - Marie elle a dit de pas prendre le pouce - Il faut s'asseoir les jambes par terre, on n'a pas le droit de mettre les pieds sur les chaises - Marie a dit qu'il faut dire oui et pas ouais - Marie veut pas faire de câlins |
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| Dès le lundi suivant, ça a commencé à se corser. Je ne voulais plus aller à l'école, je voulais rester avec ma maman, à la limite je voulais bien retourner à la crêche, je ne voulais pas que ma maman s'en aille, et puis j'ai commencé à pleurer le matin quand on me déposait à l'école, un jour, deux jours, trois jours, puis tous les jours... ou presque ! Et ce depuis maintenant près d'un mois ! |
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| Maman a pu discuter un peu avec la maîtresse lors de la réunion de parents d'élèves. Marie dit qu'il n'y a rien de dramatique, d'autant plus que même le coeur gros et les larmes aux yeux je participe et essaie de m'intégrer au groupe du mieux que je peux. Mais elle dit que je suis une enfant très sensible, et que comme tous les enfants (trop) sensibles, les changements de repères sont des moments délicats à gérer pour moi : la séparation du matin, la cantine, et même la récréation où je me mets à pleurer en réclamant ma maman. Résultat : Marie essaie de me garder au maximum dans la classe, avec quelques copains dans le même cas, de la manière la plus stable possible : je n'ai encore pas fait de sport avec Mathieu ni de danse avec Licia. Mais à partir d'octobre, pleurs ou pas, tout le monde y aura droit. Et ça, je crois que ça va me plaire ! Mes journées d'écolière sont tout de même chargées, avec cantine et garderie, et le soir je suis bien fatiguée, au point parfois de sauter le repas et d'aller me coucher le ventre vide ! Fiou ! Quelle rentrée ! |
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