La petite fille qui aimait consoler sa grande soeur
| La scène se passe un soir de la semaine dernière. Eléa, suite à une violente colère lors de laquelle elle a jeté crayons et feuilles à travers la pièce, est d'abord sommée de ramasser, puis, n'obtempérant pas, est punie au coin entre le mur et le buffet du couloir. Elle pleure à chaude larmes. Faustine, voyant cela, se précipite à 4 pattes vers sa grande soeur, s'appuie sur le buffet pour se redresser, et reste debout au coin à côté d'Eléa. Maman lève la punition, et Eléa court se lover dans ses bras pour un gros câlin-séchage-de-larmes. Faustine, elle, fonce à 4 pattes dans le salon, ramasse le doudou d'Eléa qui traîne par terre, puis vient vers maman et Eléa avec un grand sourire. Et là, elle tend Doudou à sa grande soeur pour la consoler. L'amour se construit dans ces petits gestes simples, mais qui suffisent à faire s'évaporer de grosses larmes de crocodiles, et à faire venir un sourire jusqu'aux oreilles à une grande soeur qui, calmée, est tranquillement allée ramasser feuilles et crayons avec maman, et qui toute fière, a décrété : "T'as vu ? Moi l'a tout rangé !" Et la petite soeur continue son bonhomme de chemin, tranquille, paisible, joyeuse et facétieuse, et du haut de ses presque 9 mois, déjà si attentive au bien-ête de sa famille... |
|